En Loire-Atlantique et en Vendée, de nombreux assurés sociaux se retrouvent dans une situation délicate en raison des retards de paiement de leurs indemnités journalières par l’Assurance maladie. Ce problème a pour origine l’implantation d’un nouveau logiciel de gestion, promettant l’automatisation et une meilleure efficacité, qui, pour l’instant, a mené à des dysfonctionnements notables.
Des milliers d’assurés impactés
Plus de 10 000 personnes attendent encore le versement de leurs indemnités, les plongeant dans l’incertitude et les difficultés financières. Cette situation a été portée à l’Assemblée nationale, où le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a assuré que des mesures concrètes étaient mises en place pour résoudre ce problème. Selon lui, 35 téléconseillers supplémentaires ont déjà été engagés, et 55 experts supplémentaires viendront renforcer les équipes actuelles.
La cause du problème : le nouveau logiciel Arpège
L’Assurance maladie a commencé à tester son nouveau logiciel, Arpège, en Loire-Atlantique depuis plusieurs mois. Ce système, censé améliorer le traitement des indemnités journalières, a cependant engendré d’importants retards, provoquant une détresse financière chez de nombreux assurés. Le ministre de la Santé a déclaré que ces retards devraient être résorbés dans les semaines à venir.
Un déploiement retardé
Face aux dysfonctionnements, l’Assurance maladie a décidé de reporter le déploiement national du logiciel Arpège, initialement prévu pour 2025, à l’année 2026 afin d’éviter que de tels problèmes ne se reproduisent à plus grande échelle.
Plus de 10 000 assurés ont dénoncé des paiements fragmentaires voire inexistant, exacerbant leur situation financière déjà précaire. Le député de Vendée, Pierre Henriet, a qualifié cette gestion de « détresse financière insupportable », accentuée par des indemnités versées au compte-goutte.
Des efforts pour un retour à la normale
Pour pallier à cette situation, l’Assurance maladie a mobilisé des ressources supplémentaires, et environ 85 % des dossiers de demande d’indemnités en Loire-Atlantique et Vendée sont désormais traités automatiquement en six jours. Néanmoins, certains cas, notamment relatifs aux accidents de travail ou aux maladies professionnelles, nécessitent encore un traitement manuel, représentant environ 15 % des demandes restantes.
Le ministre a souligné que cette situation était « inacceptable » mais assure que les efforts en cours finiront par normaliser la situation pour les assurés sociaux. Les équipes de l’Assurance maladie s’efforcent actuellement de rattraper le retard accumulé et d’éviter à l’avenir tout disfonctionnement similaire.
Quelles solutions pour les assurés ?
- Contact régulier avec l’Assurance maladie : Il est conseillé aux assurés d’être en contact étroit avec leur caisse d’assurance maladie pour suivre l’avancement de leurs dossiers.
- Recours aux téléconseillers : Avec le renfort du personnel, les assurés sont encouragés à utiliser ce service pour obtenir des informations actualisées.
- Relais des élus locaux : Les députés, comme Pierre Henriet, peuvent servir de relais pour faire remonter les préoccupations à un niveau supérieur.
Ainsi, même si la situation est complexe, les promesses de régularisation devraient permettre un retour progressif à la normale. Les assurés sociaux espèrent maintenant que les engagements pris se matérialiseront le plus rapidement possible. La vigilance reste de mise pour s’assurer que de tels problèmes ne réapparaissent pas.