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Fin du soja dans les cantines toulousaines : une décision sanitaire

Illustration of a school canteen without soy-based dishes, showing various alternative vegetarian meals like falafel, seitan, and legumes, with an educational setting in Toulouse.
La Ville de Toulouse a décidé de retirer les produits à base de soja des cantines scolaires après les recommandations de l'Anses. Cette mesure vise à limiter la consommation d'isoflavones qui pourraient avoir un impact sur le système hormonal des jeunes enfants.

La mairie de Toulouse a récemment décidé de supprimer les produits à base de soja dans les cantines scolaires, une décision motivée par des considérations de santé publique. Cette mesure intervient après les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a exprimé ses inquiétudes quant à la consommation excessive d’isoflavones contenues dans le soja.

Une recommandation de l’Anses

Le 24 mars 2025, l’Anses a publié un avis déconseillant fortement l’utilisation d’aliments riches en isoflavones, comme ceux dérivés du soja, dans les établissements de restauration collective. Selon l’agence, une consommation élevée de ces composés phytochimiques pourrait perturber le système hormonal, notamment chez les enfants en plein développement, en raison de leur capacité à imiter les œstrogènes naturels du corps humain.

Impact sur les menus scolaires

Jusqu’à présent, la cuisine centrale municipale de Toulouse offrait des plats tels que des boulettes de soja à la tomate et du tofu, destinés à fournir une alternative sans viande aux élèves. Avec la suppression de ces aliments, il a été nécessaire de repenser les menus pour s’assurer qu’une variété d’options végétariennes restent disponibles. Par conséquent, les cantines offriront désormais des plats à base de falafel, seitan, lentilles, pois chiches et autres légumineuses, garantissant que les enfants puissent bénéficier d’un apport nutritionnel équilibré sans soja.

Réactions et ajustements

La décision a suscité diverses réactions de la part des parents et des responsables éducatifs. Si certains approuvent cette initiative en faveur d’une alimentation plus sûre et contrôlée, d’autres s’interrogent sur les ajustements nécessaires pour maintenir la diversité alimentaire des repas scolaires. La municipalité a assuré que toutes les mesures étaient prises pour que le changement ne résulte pas en une surcharge financière pour les familles, et pour que la qualité nutritionnelle des repas soit maintenue, voire améliorée.

Projets éducatifs

Parallèlement à cette mesure, la Ville de Toulouse prévoit de lancer des projets éducatifs destinés à sensibiliser enfants et parents sur le rôle crucial de l’alimentation dans la santé. Des ateliers sur la préparation de repas équilibrés et des sessions d’information sur la nutrition devraient voir le jour dans les écoles et au sein de la communauté.

Une tendance nationale ?

La décision de Toulouse pourrait bien inspirer d’autres villes françaises à revoir la composition des menus scolaires face aux préoccupations sanitaires. À l’instar de Lyon qui a déjà mis en place des solutions favorisant des produits locaux et biologiques, Toulouse envisage également de renforcer l’intégration de denrées locales dans ses menus, contribuant ainsi à une empreinte écologique réduite tout en soutenant les producteurs régionaux.

Dans une société de plus en plus soucieuse de la santé et de l’environnement, l’approche de Toulouse nous rappelle l’importance de rester vigilant face aux produits alimentaires controversés. L’objectif est clair : offrir aux enfants une alimentation sûre, variée, et respectueuse du bien-être collectif.

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